lundi, septembre 13, 2010

PASSAGE (2006-2011)


"Mr Gun"

Aquarelle et colle sur papier : 62 x 49 cm
2010


"On the road again"
 Aquarelle sur papier : 61 x 45 cm
 2009



 "Rupture"
Aquarelles sur papiers
Diptyque : 146 x 100 cm

            67 x 146 cm
2010-2011


"Dieu"
Aquarelles sur papiers
Diptyque : 177 x 145 cm
(x2)
2009-2010


Aquarelle sur papier : 60,5 x 46 cm
2008


"On the road"
 Aquarelle sur papier : 61,5 x 48 cm 
2008


Aquarelle sur papier : 80 x 64 cm
2008

 "Y restait plus qu' du rouge"
 Aquarelle sur papier : 78,5 x 65 cm
2008


Aquarelle sur papier : 73 x 63 cm
2008



"Folklore marseillais"
Aquarelle sur papier : 174,5 x 140 cm
2008



Aquarelle sur papier: 146,5 x 107 cm 
2008


Aquarelle et colle sur papier: 147 x 104 cm
 2008






Aquarelle et colle sur papier: 183 x 142 cm 
2007


Aquarelle sur papier: 178 x 141 cm
2007


Aquarelle sur papier: 146,5 x 107 cm
2006


Aquarelle et colle sur papier : 29 x 20,5 cm 
2006



Aquarelle et colle sur papier : 60 x 46 cm
2006



"La partie de carte"
Aquarelle et colle sur papier : 50 x 45,5 cm
2006






Aquarelle et acrylique sur papier, couleur : 149,5 x 133,5 cm
2006





VUES D'EXPOSITION



Hambourg(Allemagne) - Janvier 2008
Espace Blau


Hambourg(Allemagne)- Janvier 2008
Espace Blau

samedi, avril 15, 2006

PORTRAITS DE GROUPES (2005 - 2011)





Aquarelle sur papier : 172 x 146 cm 
2006

Aquarelle sur papier : 171 x 145 cm 
2005


Aquarelle sur papier : 145,5 x 140,5 cm
 2005





VUES D'EXPOSITION



Vue d'ouverture d'atelier
Organisé par le Château de Servières
Sept-Octobre 2011



Vue d'exposition collective
Organisé par le Château de Servières
Sept-Octobre 2011







jeudi, mars 16, 2006

CARTHAGE (2007)

Mister Omar
Aquarelle sur papier : 144 x 91.5 cm
2007


mercredi, mars 08, 2006

LIEUX PUBLICS (2004 - 2006)


Aquarelle sur papier: 148,5 x 96 cm
2006


Aquarelle sur papier : 146,5 x 104,5 cm
2006


Aquarelle sur papier, couleur : 161 x 143 cm
2005


Aquarelle sur papier, couleur : 185 x 143 cm
2004



Aquarelle sur papier, couleur : 59,5 x 43 cm
2004


Aquarelle sur papier, couleur : 59,5 x 43 cm
2004


Aquarelle sur papier, couleur : 40 x 34 cm
2004


Aquarelle sur papier, couleur : 60,5 x 44 cm
2005



Aquarelle sur papier, couleur : 172 x 139 cm
2005



Aquarelle sur papier, couleur : 176 x 146 cm
2005


Aquarelle sur papier, couleur : 87,5 x 72 cm
2004



Aquarelle sur papier, couleur : 61 x 46 cm
2005


Aquarelle sur papier, couleur : 61 x 46 cm
2005



Aquarelle sur papier, couleur : 278,5 x 146 cm
2005


Aquarelle sur papier, couleur : 166 x 145 cm
2006



Aquarelle sur papier, couleur : 46 x 45,5 cm
2004


Aquarelle sur papier, couleur : 135 x 124 cm
2004




VUES D'EXPOSITION


Marseille, avril 2005
Galerie Athanor



Marseille, avril 2005
Galerie Athanor





LE JOURNAL SOUS-OFFICIEL N° 023
Nicolas Valabrègue et Anna Gaume à la Galerie Athanor



En ouvrant la porte, avant même de lever les yeux pour embrasser la salle, l'odeur nous envahit. Ca embaume..., du bois de santal ? Non, c'est la présence du bois de cade qui s'impose, un bois de genévrier, dur qui vient des collines.


Des silhouettes longilignes se profilent dans l'espace, un étrange ballet de bois émaciés se déroule. Les sculptures de Nicolas Valabrègue portent la marque du travail, le bois est élagué, sculpté de façon brute, enduit de poudre de terre cuite et strié de lignes blanches. Les formes s'élancent jusqu'au plafond, elles semblent dévoiler la qualité ligneuse des poutres peintes en blanc. Les éléments oscillent, tel des mobiles de Calder, en contrepoids une plaque de béton. Cerains sont suspendus, d'autres tels les embobineurs se maintiennent en tension, reliés par un fil rouge sur bobines.

On pense à la sculpture étrusque, et doublement à Giacometti, à ses personnages tout en minceur comme aux Objets désagréables de sa période surréaliste.En effet lorsqu'on s'approche des sculptures, on remarque que tout semble partir d'un appendice phallique comme si, contradictoirement celui-ci donnait naissance, jouant le rôle d'un nombril. Entre nez et queue, ce début de branche est, contrairement au reste de la sculpture, poli faisant ainsi ressortir les veines du bois et humanisant d'autant plus ce membre.

Une forêt animée semble prendre vie, de celle que l'on perçoit lorsqu'on est seul perdu au fond des bois. L'instant paraît fragile, juste comme avant une apparition. Tout semble n'attendre plus que le geste Maestro afin que le spectacle commence.

Dans la salle suivante, Anna Gaume expose de grandes aquarelles sur papier. Elles représentent des scènes quotidiennes ayant lieu au supermarché, au parc, à la patinoire ou dans le métro. Des gens se croisent, indifférents, le temps d'un trajet, d'une file d'attente, des intimités coexistent dans un même espace public.

Ces instant vides, vite oubliés sont ici magnifiés par l'usage de l'aquarelle et du grand format. L'instantanéité du moment est rendu par l'imprévisibilité du cadrage comme par l'immédiateté du médium; par l'eau qui court, qui coule.

Fluides, proches du lavis, ces aquarelles nous surprennent par l'usage du blanc. Les couleurs semblent disparaître comme sur d'anciennes photographies. Tout est aveuglé de lumière, un trop de clarté qui empêche de saisir... illusion ou rélité? Les personnages disparaissent dans la blancheur comme si leur non conscience du moment les anéantissait.
Je pense à Baudrillard, à la fin du principe de réalité, à notre société de représentation et je me demande si cet instant est prêt à disparaître, parce que rien ni personne n' accrédite sa validité, par conséquent il ne possède pas d'existence.

La salle est étroite, il n'y a pas beaucoup de recul; les portraits son tout proches et pourtant lointains, hors champs, prêts à s'effacer dans la blancheur du mur.

Une exposition à deux voix, Nicolas Valabrègue joue sur les basses et les altos sur la verticalité de la voix, Anna Gaume sur le silence, ses blancheurs, son rythme, ses passages à vide. Tous deux tendent à l'arrêt sur l'instant, à la résonance, immobilité avant l'apparition pour Nicolas Valabrègue, instantanéité avant la disparition pour Anna Gaume.

Françoise Rod